Bien sûr, on me l'a fendillé, écOrché, abîmé.
Evidemment.. Qu'est ce que tu crOyais? Que j'étais passée à travers tOut, la tête haute et le cOeur qui suit, bien accrOché?
Oh nOn.. Oh nOn, il s'est décOusu si fOrt une fOis que je pensais ne plus jamais pOuvOir le raccOmOder..
Je ne t'en ai pas sOuvent parlé, fallait pas t'effrayer. Je peux te le racOnter, maintentant que t'es tOmbée..
J'en ai usé du fil, du fil et des larmes à le réparer dOucement, tOut dOucement ce cOn de petit cOeur qui refusait de battre nOrmalement..
J'en ai passé des jOurnées à tenter de le cacher, et des sOirées à lancer mes pOings dans les murs, à nOyer l'Oreiller.
A m'sentir crever si lentement..
C'est que je dOnne trOp, t'as du t'en rendre cOmpte, à fOrce,avec tOutes ces étOiles que je balade dans mes pOches.. Tu sais,c'est l'espOir qui me cOlle encOre, encOre.. Parce qu'il y en à qui sOnt fait pOur les vOyages, pOur le bOnheur, pOur aller tOucher le sOleil, qu'ils sOnt cOmme mOi, sauf que mOi, j'vOyage au fOnd de ses bras.
A bOut d'espOir.
Que malgré tOut, malgré l'enfer et ses fOudres, je crOis tOujOurs au paradis, oh oui, et bien plus encOre..
Que cette fOrce là, je l'ai en mOi.
AlOrs, Oui, ça te fait mal aux yeux de recOnnaître sa vOix au lOin, de sentir ses yeux qui frÔlent le cOrps d'une autre, Ou pire, pire, de le vOir te sOurire..
Bien sûr que t'as envie de te jeter sOus terre, là Ou persOnne ne pOurra te retrOuver, et te laisser crever de faim, sans bOuger, puisque de tOutes façOns une bOule s'est lOgée depuis des semaines au fOnd de ta gorge et que tu ne te sens pas capable d'avaler quOi que ce sOit..
Je vais encOre te faire rire, rire jaune, en te disant, que ma jOlie, Oui, ça passera.
Il en faudra du temps, je te cOnnais trOp bien et t'as la chance, Oui la chance d'aimer plus que tOut, il en faudra du temps.. N'oublie jamais que c'est une chance, une chance magnifique qui te fera vivre bien plus fOrt..
Tu le sOrtiras de ta vie, entre fOrce et abandOn, entre larmes et cOlère, tu le chasseras.
Tu le chasseras.
Hors de tOi, lOin de tOi. T'en as pas envie.. Vraiment pas envie, mais ça viendra, je te le prOmets.
Je sais qu'ils te ferOnt pleurer, ceux qui OserOnt t'embrasser mais qui n'aurOnt pas sOn gOÛt, ni ses gestes. Que sentir leurs mains te fera trembler puis vOmir.. Que quand ils te prOpOserOnt leurs lits, tu n'y mOnteras que par vengeance.. Mais tu garderas les yeux fermés pOur pOuvOir encOre l'imaginer, au fOnd de tOi, tOut au fOnd. Là Ou il n'y à que lui..
Je sais si bien que le temps qui vOlaient vOs mOments semblera si lOng..
Ne me le répete pas, Ou bien dis le mOi quand même, je suis là , je suis heureuse, t'as raisOn, amOureuse et heureuse, mais je cOmprends..
Plus fOrt que tu ne peux le crOire. Je cOmprends que t'es à terre, et qu'On t'avais prévenue. Que tu les avais tOus envOyé paître. Si sûre de tOn bel amOur..
De sa durée éternelle, de ses je t'aime qu'il te criait, Ou qu'il te gémissait dans l'Oreille, Oh Oui, si sûre..
Tu me demandais sOuvent pOurquOi mOi je ne te disais rien, pOurquOi mOi, je ne vOulais pas que tu te prOtèges.. Tu m'en veux presque, de ne pas t'avOir Offert d'armure inviOlable. C'est juste que je savais tellement bien que ça ne changerait rien..
Tu avais raisOn, de ne pas les écOuter, n'Oublie jamais.
Oui, ça te fera grandir, mais ça ne t'empêchera pas d'aimer à nOuveau.
Je suis là pOur te regarder te remettre debOut, tOute seule, tu en seras encOre plus fière..
Ce texte de ma cOnasse resume tres bien nOtre cOnv de ce sOir...